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Matières premièresLe Sénégal ne se distingue pas par l’abondance de ses ressources naturelles. Elles se composent essentiellement de poisson, d’arachide, de Mil, de phosphate et de fer.
Bien que le nombre d’agriculteurs soit en constante baisse, la moitié de la population active pratique encore l’agriculture ou l’élevage de bovins et d’ovins et ce secteur continue de représenter plus de 20% du PIB du pays.
L’arachide, le mil et le sorgho occupent 80% des terres cultivées. Les autres productions sont le niébé, le maïs, les tomates, le riz et le coton, mais comme leur rendement est faible le pays est forcé d’avoir recours à l’importation pour se nourrir.
L’arachide, appelée « or du Sénégal », est le symbole même de l’agriculture sénégalaise. Sa culture concerne plus de 40% de la population du pays.
La plupart de la production se destine à l’exportation, le reste est vendu à l’industrie pour la fabrication d’huile, de savon ou encore de chocolat. Cependant, l’exportation est devenue de plus en plus difficile au cours des dernières années, réduisant considérablement les revenus du pays.
Le mil est cultivé sur l’ensemble du territoire mais les plus grosses concentrations se trouvent dans les régions de Thiès, de Kaolack et de Fatick.
Le cheptel est important et varié (bovins, d’ovins, caprins, volailles) mais pas assez compétitif, le pays continue donc d’importer en moyenne 40 000 tonnes de viande par an.
Le secteur de la pêche reste un secteur clé de l’économie familiale sénégalaise. Il représente 2,5% du PIB et 30% des exportations du pays. Depuis quelques années, il connaît cependant une baisse de ses rendements due à un fort appauvrissement de la ressource halieutique. Les autorités ont donc fixés des quotas et n’octroient plus de nouvelles licences.
Le pays ne possède pas de charbon et peu d’hydrocarbures.
Celles-ci sont plus importantes : phosphate, attapulgite, fer, or, cuivre, tourbe, marbre, gaz, titane, sel marin, etc.
Cependant, à l’exception des phosphates, ces ressources sont encore peu, ou pas, exploitées. La présence d’or, par exemple, a été découverte depuis longtemps dans la vallée de la Falémé mais son exploitation reste artisanale. Dans la même zone, l’exploitation des gisements de fer a été mise en œuvre mais elle se heurte à l’importance des investissements nécessaires à l’extraction du minerai. Le sel marin en revanche est exploité de façon industrielle et représente une importante source de revenu pour le pays.
La région de Dakar est une des premières zones productrices de légumes du pays (tomates, choux, …). Ses conditions climatiques idéales – la capitale bénéficie de températures particulièrement douces grâce à l’influence du courant froid des Canaries et des Alizées – ont, en effet, favorisé le développement des cultures maraîchères.
Cependant, la croissance de la population et la forte industrialisation ont exercé une pression trop importante sur les ressources naturelles qui, aujourd’hui, se raréfient et/ou se dégradent.
On trouve également dans la région de Dakar des productions fruitières, une activité d’élevage extensif de bovins, d’ovins et de caprins ainsi qu’une intensification concernant la production laitière bovine.
La pêche reste, comme sur l’ensemble de la côte, une ressource essentielle malgré un certain appauvrissement dû à sa surexploitation.